Vendredi 29 mai 2009
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12:07
La journée de ce mercredi s'annonçait chargée, examens de droit le matin, concert de Claire Denamur l'après midi et le soir...
Il est 15h à ma montre quand je quitte la fac, le temps de flâner un peu dans les rue du 7ème arrondissement
de Lyon, celles qui mènent à la Fnac Part-Dieu... J'arrive en avance, comme prévu. L'avantage d'un showcase Fnac c'est qu'en attendant on a de quoi s'occuper... Entre deux BD et quelques images
du dernier Batman (en anglais quand même!) je scrute les environs pour essayer d'apercevoir Claire.
La miss arrive vers 16h, accompagnée de Vincent. Le temps d'échanger quelques mots et ils filent aux
balances. Je retrouve Feel et Loïc, dont c'était l'anniversaire. Le temps de boire un café et de retourner à la Fnac pour ne pas rater le début du concert.
C'est avec 3 minutes de retard, qu'on lui pardonne évidemment, que Claire monte sur scène. Juste elle, sa
voix et sa guitare. Le temps de voir quelques sourires illuminer le visage des personnes présentes, et Vincent la rejoint. Les chansons s'enchainent, mais ne se ressemblent pas. On fait un détour
par de nouvelles et magnifiques chansons, avant de retrouver, et on peut s'en vanter car c'est de plus en plus rare, notre ami le Batracien (avec un B majuscule). Grelots, batteries improvisées,
rires et complicité... En à peine une demi heure, qui semble ne durer que quelques minutes, Claire nous enchante et nous emmène dans ce monde que l'on commence à bien connaître et que l'on adore:
le sien. Ça se passe, et en quelques sorte ça nous dépasse, alors on se laisse porter... Quelques gribouilles, quelques photos, encore des sourires et Claire décolle direction le Sirius où elle
est attendue pour ses balances.
Après un belle cavalcade en voiture on y est nous aussi: Le Sirius... La dernière fois, c'était en novembre,
c'était avec Bensé et JIL, c'était déjà tellement bien... Claire termine ses balances et nous retrouve. Il faut dire que c'est l'heure de l'apéro. On hésite un peu sur les boissons et on se
retrouve en terrasse. Claire est souriante, naturelle, décontractée, comme à son habitude... Ce grain de folie qui est le sien nous anime une fois de plus... L'heure du concert approche, toujours
souriante, on la sent néanmoins stressée... Comme d'habitude oui, mais un peu plus que d'habitude... Les gens assis autour d'un verre, plongés dans leurs discussions, un peu ailleurs, le soleil
qui n'est pas encore couché...
A 21h Claire monte sur scène, on la sent stressée, hésitante... Elle a du mal à trouver ses mots, pourtant,
ce n'est pas la voix qui manque. Elle se lance avec Mercedes-Benz. Le silence est complet. Il n'y a que sa voix, qui vient s'harmoniser parfaitement avec ce vide sonore. Ça paraît paradoxale,
pourtant c'est le cas. Les gens écoutent, tombent sous le charme, n'osent plus parler, écoutent. A la fin des chansons il nous faut quelques secondes avant de revenir à la réalité et commencer à
applaudir. La salle n'a pas eu l'air de comprendre ce qu'il s'est passé. Ce rituel se poursuit de chanson en chanson. Claire invite les gens à se rapprocher et se détend.. Eux donnent
l'impression de ne pas oser avancer. La jeune femme sur scène les impressionne. Ça ne peut être que ça. On se sert de nous comme batterie, comme « criquets », et comme chœurs...
Timidement on se laisse faire, on obéit. Claire annonce la dernière chanson, les cœurs se serrent. A la fin de celle-ci le public est unanime: « une autre ». On a le temps. Ouf!
« Hit the road jack »... Tout le monde est là, devant, avec Claire. Mains, pieds, voix. On fait du bruit avec tout ce qu'on peut en risquant le mal de mer dans cette péniche instable.
On s'en fiche, on veut en profiter de ces dernières minutes. Claire quitte la scène. On a toujours pas compris ce qui s'était passé. Nous peut être plus que les autres, mais la salle ne parle
plus que d'elle, impressionnée, épatée, époustouflée par cette prestation.
Encore quelques gribouilles, des photos, des sourires... La journée s'annonçait chargée, elle l'a été.
Pourtant à la fin on est loin d'être fatigué, au contraire, on en veut encore... Heureusement, tout n'est pas finit... Mais ceci est une autre histoire, histoire que seul les personnes présentes
ce mercredi 27 mai 2009 pourront comprendre. De toute façon, ça ne s'explique pas, ou alors, il faut inventer de nouveaux mots...